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« Il n'y a pas de place pour la nostalgie car nous honorons en permanence notre patrimoine et notre histoire de marque. » Arnaud Carrez, Cartier
Publié le par Eric Briones
À l'occasion de la sortie de la campagne "Love is All" de Cartier, le Journal du Luxe s'est entretenu avec Arnaud Carrez, Senior Vice President, Chief Marketing Officer, sur l'histoire du projet et l'avenir de la maison de luxe.
Journal du Luxe
Le film "Love is All" est l'hymne de Cartier pour cette fin d’année. Quelle est son histoire ?
Arnaud Carrez
Le point de départ est la célébration festive et joyeuse de Noël. Voilà déjà longtemps que Cartier marque chaque fin d'année par de grandes campagnes, des activations, des évènements et des prises de parole fortes, partout dans le monde. Ici, la nouveauté réside dans ce film "Love is All" réalisé en collaboration avec la photographe de mode Charlotte Wales. Les clients et les amis de la Maison ont besoin de chaleur humaine et de contact après cette période pandémique compliquée : nous avons donc réalisé une campagne très émotionnelle, en résonance avec la situation de ces derniers mois. C’est un réel changement par rapport à nos approches habituelles.
"Love is All" met également en avant de nombreux codes de Cartier ainsi que des valeurs chères à la Maison comme le partage, l’ouverture et l’universalité. Ces notions se retrouvent tant dans la mise en avant de la singularité des créations que dans la diversité des 12 ambassadeurs de la marque présents dans le film, signe que Cartier est loin d’être déconnecté du réel.

Journal du Luxe
Ce film a justement pour originalité d'être une création chorale rassemblant toutes les égéries de la maison. Quelle a été votre réflexion stratégique ?
Arnaud Carrez
Notre objectif est d'établir des relations durables et authentiques avec nos égéries tout en présentant une pluralité de personnalités et de talents. Monica Bellucci, par exemple, incarne depuis plus de 20 ans le type de rapports profonds qu'il existe entre Cartier et ses ambassadeurs. Ces derniers apprécient la liberté de création qui existe dans nos campagnes : s’il y a, bien sûr, une direction artistique orchestrée en amont, les projets comportent toujours une part de dialogue et de spontanéité.
